Comment débusquer les charlatans du référencement ? (En attendant SEOdot)

C’est clairement une arlésienne de notre métier : comment débusquer les charlatans du référencement ? Est-il possible que les usurpateurs attirés par les soi-disant dollars faciles du référencement, qui pourrissent image de marque de la profession et perception du SEO chez nos clients, tombent les masques vite et bien ?

Suite à un billet de reprenant ce souci récurrent de manque d’encadrement et manque de repères de la profession de Référenceur, ou de référence pour le client pour démasquer les vendeurs d’huile de serpent, quelques réflexions personnelles.

Une des grandes richesses de cette activité (dont même les termes et acronymes ne font pas entièrement consensus) mais qui créée ces difficultés, est la grande diversité des connaissances qu’il faut avoir pour exceller en Référencement. De là, grande diversité aussi des profils des acteurs du métiers :  le SEO Campus est un lieu privilégié où techno-geeks croisent journalistes-rédacteurs comme responsables marketing, où chef de produits et directeurs d’agence parlent avec des codeurs fous…
Tous ces profils ont à connaître le référencement oune peuvent plus ignorer son impact, et un bon référenceur doit savoir parler à chacun de ces métiers. Passionnant de voir ce qui peut en ressortir malgré forcément des divergences voire frictions, mais difficile de trouver des éléments communs acceptables par tous en ce qui concerne les critères à remplir, méthodes à connaître ou actions auxquelles ne *pas* recourir, pour être connu expert / rockstar.  (Il suffit de se rappeler les objections rencontrées par les questions de la certification SEO Camp au début).

Malgré le fait que cette discipline soit un creuset en ébullition et évolution permanente, je trouve que sa connaissance « grand public » a progressé, et notamment qu’on a vu aux derniers SEO Campus des profils d’universitaires soucieux de comprendre les enjeux et préparer si ce n’est des diplômes ou filières en tant que tels, au moins des modules de qualité dans des formations existantes. Sur le long terme cela ne peut que nous bénéficier pour reconnaissance, sans que ça exclue évidemment les autodidactes.

Encore récemment, entendre un prospect dire qu’il a eu un devis concurrent d’un « référenceur » qui a promis que « le référencement ça vaut 100 € /mois » sans avoir aucune idée de l’activité du client ni de son site, ça hérisse comme il faut. Malgré les voeux globaux de paix sur terre, j’ai peu de respect pour des « prestataires » qui font de telles offres, et en 2012 je ne leur laisse plus le bénéfice du doute qu’ils sont justes incompétents. Le but est bien sans éthique aucune d’attirer un prospect à tout prix, puis le matraquer de frais imprévus, ou pour un tel prix avec engagement annuel, faire passer pour une prestation de référencement ce qui sera un clic sur un logiciel nuisible à long terme.
Il serait forcément jouissif devant un client de pouvoir balayer le « devis » d’un charlatan (qui promet évidemment par ses contacts secrets chez Google la 1ère place en référencement naturel), par le simple fait qu’il ne répond pas aux critères d’une instance reconnue. Toutefois ça n’arrivera pas exactement demain, alors en référencement encore plus qu’ailleurs je m’arme de patience et accepte l’idée que pire encore que dans d’autres secteurs, on n’a pas seulement à convaincre pour vendre, mais qu’on part de plus bas que zéro, et qu’on doit d’abord démonter les idées reçues ou arguments bidons avant de commencer une pédagogie constructive. On peut aussi parfois renvoyer un prospect sur une page bien sentie, comme le blog de LaurentB, « mentionnant » des pratiques douteuses en référencement, démonstration à l’appui 😉

En plus du cadre officiel et certifiant, côté mesures des résultats, l’évolution récente des résultats en naturel sur Google ne me rend pas absolument optimiste quant aux critères communs et objectifs de mesure de la qualité d’une prestation de référencement. Google vise en effet clairement à rendre les résultats uniques et propres à chaque visiteur d’après son contexte, dont la géolocalisation. Sans compter les « not provided »… Pas mal de services connus de suivi de positionnement ont d’ailleurs vu les outils et API cassés nets par des changements unilatéraux de Google.
Malgré tout c’est bien vers une rationnalisation du métier qu’il faut tenter d’aller, et si je n’ai pas les solutions toutes faites, je continue de saluer le travail de l’association SEO Camp, et de vouloir m’y impliquer. D’autres à l’esprit encore plus cartésiens que le mien, et au parcours certainement plus matheux 😉 soulignent bien depuis longtemps cette nécessité de faire tendre le SEO vers une science plus organisée, même si particulière, dont Alexandre Villeneuve.

Si je me souviens bien d’une note liée à la dernière assemblée, l’association SEO Camp a récemment modifié ses statuts pour supprimer ce principe de membres exclusivement personnes physiques. Une évolution possible vers un groupement de professionnels dignes de confiance en référencement ?

C’est la période des bonnes résolutions, c’est parti pour de nouveaux efforts pour faire (re)connaître le référencement dans ce qu’il a de plus noble, à l’opposé de ces pratiques et argumentaires qui nous désolent.

Voilà, ce sera aussi du coup mon billet de Bonne Année. Meilleurs souhaits à tous les référenceurs de bonne volonté, ce qui ne veut pas dire que les White Hats je ne suis pas sectaire 😉

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